En outre, les institutions internationales et les régimes juridiques facilitent la coopération et gèrent les conflits de manière pacifique et prévisible. En pratique, elle encourage le recours à la diplomatie, au commerce et au dialogue international, dans le cadre desquels divers acteurs collaborent pour résoudre les différends et favoriser les partenariats sur des défis communs tels que le changement climatique, l’inégalité économique et les crises humanitaires, en soulignant que la sécurité et le bien-être d’une nation sont liés à la stabilité et à la prospérité mondiales.
Exemple
Supposons un accord de libre-échange entre les pays « A » et « B », qui implique également plusieurs organisations internationales et ONG promouvant le développement durable. Ce traité ne cherche pas seulement à réduire les barrières commerciales, mais il établit également des normes communes pour la protection de l’environnement, démontrant ainsi que la coopération peut faciliter à la fois la croissance économique et la responsabilité sociale et environnementale.
Théorie de l’établissement de l’agenda
Ce cadre reconnu dans le domaine de la communication explique le rôle influent des médias dans l’élaboration de l’agenda public. Il affirme que si les médias, parfois guidés par des agendas politiques ou économiques, ne peuvent pas contrôler ce que pense le public, ils choisissent de mettre en avant certains récits et d’en minimiser d’autres. C’est pourquoi ils choisissent de mettre en avant certains récits et d’en minimiser d’autres, soulignant ainsi la dynamique du pouvoir au sein de la communication et son effet direct sur la formation de l’opinion publique et les décisions politiques.
Formulée dans les années 1970 par Maxwell McCombs et Donald Shaw, cette théorie illustre la manière dont la présentation des informations par les médias établit une hiérarchie d’importance pour les questions à l’ordre du jour, affectant la perception de leur pertinence par le biais de la fréquence et de l’importance de leur couverture.
Le rôle des médias dans l’élaboration de l’agenda public est crucial, surtout en période d’élections, de crises politiques ou de débats sociaux intenses, car l’accent mis sur certaines questions peut orienter le discours public dans des directions spécifiques, reléguant parfois à l’arrière-plan d’autres questions tout aussi importantes.
Exemple
Dans le contexte de l’accord de libre-échange mentionné ci-dessus, les médias des deux pays « A » et « B » concentrent leur couverture sur les avantages économiques de l’accord, en particulier sur la façon dont il peut générer de l’emploi et favoriser l’innovation. Cependant, ils accordent également de l’espace aux débats sur les implications environnementales, amenant le public à considérer non seulement les avantages économiques mais aussi les responsabilités écologiques associées à l’accord.
Liens entre les théories
Le libéralisme et la théorie de la fixation de l’agenda convergent sur l’importance de la diversité des voix et de l’interaction dans la construction de la réalité et de la politique. Cette interaction favorise un environnement plus riche et plus nuancé, où l’influence s’exerce non seulement par l’imposition, mais aussi par le consensus et la pertinence des questions soulevées par les médias. Cette approche met en évidence la capacité des médias à agir non seulement comme un miroir de la réalité existante, mais aussi comme un façonneur de la réalité à travers la sélection et la focalisation des questions qui façonnent les perceptions du public et les politiques internationales.
3 Le constructivisme et la théorie de l’approche narrative
Théorie constructiviste
Cette théorie révise les hypothèses conventionnelles en matière de relations internationales, en soulignant que les structures de pouvoir et les politiques mondiales émergent de manière significative des interactions sociales et culturelles. Elle affirme que ce ne sont pas seulement les capacités matérielles, telles que l’économie ou la force militaire, qui définissent l’ordre mondial, mais aussi les idées, les croyances et les identités que les acteurs internationaux expriment et partagent.
Des théoriciens tels qu’Alexander Wendt et Nicholas Onuf ont étudié la manière dont les relations internationales sont façonnées par les interactions sociales, qui déterminent la perception collective des possibilités au sein de la politique mondiale. Dans sa Théorie sociale de la politique internationale, Wendt décrit les États non pas comme des entités rationnelles isolées, mais comme des acteurs dont les identités et les actions sont le produit de leurs interactions mutuelles.
Dans ce contexte, le système international est considéré comme dynamique et se redéfinit constamment à travers le discours et les pratiques sociales. Cela englobe la manière dont les nations se comprennent les unes les autres, définissent leurs rôles et les menaces qui pèsent sur elles, et la manière dont elles définissent leurs politiques. Par exemple, les normes internationales en matière de droits de l’homme et de souveraineté se sont développées socialement au fil du temps et continuent d’évoluer à travers le dialogue et les conflits entre les États et les autres acteurs internationaux.
Les symboles et les récits utilisés par les dirigeants politiques et les médias, en plus de refléter la réalité, contribuent activement à la façonner, en influençant les perceptions et les actions des gouvernements et des citoyens.
Exemple
Dans le cadre d’une crise diplomatique entre les pays « A » et « B », où des tensions existent traditionnellement, une série de dialogues culturels et d’échanges éducatifs commencent à modifier la perception qu’ont les citoyens l’un de l’autre. Ces programmes, soutenus par des ONG et des organisations internationales, contribuent à redéfinir « A » et « B » comme des partenaires potentiels dans la promotion de la paix régionale et du développement durable.
Théorie de l’approche narrative
La théorie de la focalisation narrative propose que la communication et les médias ne se contentent pas de refléter les événements, mais qu’ils construisent activement la réalité à travers les histoires qu’ils choisissent de raconter et la manière dont ils les présentent. Ce cadre affirme que les récits, diffusés par les médias, la politique et la culture populaire, sont des outils clés qui non seulement façonnent les perceptions et les comportements du public, mais peuvent également redéfinir les problèmes sociaux et politiques, en proposant de nouvelles solutions.
Par exemple, la manière dont une crise économique ou une urgence humanitaire est rapportée peut modifier de manière significative la compréhension et la réponse du public à ces situations, soulignant le pouvoir du «soft power» dans la diplomatie et la politique mondiale.
Enfin, la théorie de la focalisation narrative nous rappelle la responsabilité des créateurs de récits, qu’il s’agisse de politiciens, de journalistes ou de cinéastes, dans la construction de la réalité sociale. Elle reconnaît que les récits dominants dans le discours public ne reflètent pas seulement le monde, mais ont aussi le pouvoir de le transformer, soulignant la nécessité d’une communication prudente et éthique pour façonner nos réalités communes.