Culture pour réparer l’espace commun : comment relancer le dialogue public

Cultura para reparar el espacio común mediante participación cultural, memoria compartida y diálogo público en comunidades con baja confianza.

Il arrive parfois qu’une institution tienne des propos justes sans pour autant parvenir à engager le dialogue.

Un communiqué peut permettre de prendre position, de clarifier les faits ou de montrer un engagement. C’est important. Mais lorsqu’une communauté est traversée par la méfiance, le deuil, la polarisation ou des souvenirs contradictoires, les discours institutionnels se heurtent à un terrain beaucoup plus fragile.

C’est là que la culture de la réparation de l’espace commun commence à prendre tout son sens. En tant que pratique capable de créer les conditions pour que les personnes puissent à nouveau se voir, s’écouter et partager des espaces avant d’exiger des accords. Ce n’est ni de la décoration ni une campagne de relations publiques.

La culture répare lorsqu’elle aide à reconnaître des expériences, à soutenir des émotions difficiles et à ouvrir un dialogue qu’un message officiel, à lui seul, ne peut contenir. Sa valeur ne réside pas dans la résolution rapide du conflit, mais dans le fait de le rendre plus supportable.

En 2022, l’UNESCO a reconnu la culture comme un bien public mondial dans la déclaration de MONDIACULT 2022. Cette idée est importante car elle sort la culture de la place secondaire où elle est souvent reléguée : événement, célébration, programmation, agenda. Elle la place là où elle devrait se trouver plus souvent : au cœur de la manière dont une société reconnaît ses mémoires, discute de ses tensions et décide de ce qu’elle souhaite préserver.

La Commission européenne s’est également penchée sur la relation entre la culture et la démocratie. Son rapport Culture and Democracy: the evidence analyse comment la participation culturelle est liée à l’engagement civique, à la vie démocratique et à la cohésion sociale.

La question pertinente va un peu plus loin que celle de savoir si la culture aide à mieux communiquer. Les données européennes sur la culture, la démocratie et l’engagement civique mettent en évidence quelque chose de plus profond : la culture fait également partie intégrante de la manière dont une société crée des liens, de la confiance et de l’engagement.

Ce que la culture peut faire et qu’un communiqué ne fait pas

Un communiqué énonce une position. Une pratique culturelle peut ouvrir un espace.

La différence semble minime, mais elle modifie considérablement le type de relation qui se construit avec une communauté. Un texte institutionnel s’exprime généralement depuis un point de vue défini : il explique, répond, clarifie, promet, condamne ou informe. C’est parfois nécessaire. Le problème survient lorsqu’on attend de ce geste, à lui seul, qu’il répare une relation endommagée.

Il existe des blessures publiques qui ne se traitent pas uniquement par l’information. Elles ont besoin de temps, de présence et de formes d’expression qui permettent de nommer ce qui ne trouve pas toujours sa place dans le langage administratif.

Une exposition communautaire, des archives vivantes, une lecture publique, une pratique artistique avec des jeunes, une pièce de théâtre ou un projet musical peuvent faire la différence : rassembler les gens autour d’une expérience partagée.

Ce type d’espace n’oblige ni à être d’accord ni à clore la conversation. Sa valeur réside précisément là : il permet que la réponse ne doive pas venir immédiatement.

La culture peut offrir une forme de pause publique. Un lieu où regarder une histoire sous plusieurs angles. Un langage qui permet de dire « cela nous est arrivé », « cela a fait mal », « cela n’a pas été entendu » ou « cela est toujours là », sans tout transformer en slogan.

C’est pourquoi, lorsqu’on parle de culture dans la communication publique, il convient d’éviter une tentation fréquente : la traiter comme un outil destiné à apaiser les tensions.

Lorsqu’elle est utilisée pour maquiller un conflit, la communauté s’en rend généralement vite compte et la confiance s’en trouve encore plus ébranlée. Sa valeur ne réside pas dans le fait de cacher ce qui est difficile, mais dans le fait de nous aider à le regarder avec davantage d’honnêteté.

Réparer ne signifie pas mettre fin au conflit

Le mot « réparer » peut prêter à confusion. Réparer l’espace commun ne signifie pas effacer les différences, forcer les réconciliations ni fabriquer une image d’harmonie.

Parfois, réparer commence par quelque chose de bien plus fondamental : créer les conditions pour qu’une conversation puisse avoir lieu sans s’interrompre dès la première minute.

Dans des sociétés polarisées, des communautés blessées ou des institutions peu confiantes, appeler au dialogue trop tôt peut paraître presque agressif. Certaines personnes ne se sentent pas encore reconnues. D’autres ont l’impression qu’on leur demande de céder avant même d’avoir été écoutées. Et beaucoup arrivent dans l’espace public, lassées des messages qui parlent de participation mais portent déjà une conclusion toute faite.

La culture peut aider si elle est conçue avec soin. Elle peut ouvrir une zone intermédiaire entre le silence et la confrontation directe. Un espace où une communauté n’a pas à tout résoudre, mais où elle peut commencer à partager quelque chose : un souvenir, une pratique, une question, une présence.

C’est important pour les institutions, les ONG et les équipes de communication publique. Car on confond souvent la réparation et le consensus.

Le consensus peut se faire ou non. La réparation, en revanche, commence avant : lorsque les personnes sentent que leur expérience n’est pas exclue du récit commun.

Trois mécanismes culturels qui relancent le dialogue

La culture n’agit pas comme par magie. Lorsqu’elle fonctionne, c’est généralement par le biais de mécanismes assez concrets. Trois d’entre eux sont particulièrement utiles pour concevoir des initiatives culturelles axées sur la confiance, la cohabitation ou la participation : la reconnaissance, la complexité émotionnelle et la co-présence.

Reconnaissance : qu’une expérience puisse être vue

Le premier mécanisme est la reconnaissance.

Une communauté peut recevoir des données, des rapports et des messages officiels, tout en ayant le sentiment qu’il lui manque quelque chose d’essentiel. La culture aide lorsqu’elle permet à une expérience d’être visible sans avoir à être immédiatement traduite en langage technique.

Une photographie, une chanson, une œuvre communautaire, un témoignage scénique ou un témoignage oral peuvent mettre en lumière des aspects qu’un communiqué de presse ne peut pas rendre bien : une perte, une contradiction, un souvenir familial, un sentiment d’appartenance, une colère ancienne.

Reconnaître implique quelque chose de plus précis que de valider n’importe quel récit sans le confronter à d’autres. Cela implique d’accepter que les personnes aient besoin d’informations, mais aussi d’un espace où leur expérience puisse entrer dans le débat public.

Cela pèse lourd lorsqu’une institution tente de reconstruire une relation brisée. Dire « nous écoutons » peut être nécessaire, mais cela ne suffit pas à lui seul. La relation commence à changer lorsque les personnes perçoivent que quelque chose de ce qu’elles vivent, se souviennent ou redoutent a réellement été pris en compte.

Reconocimiento cultural y memoria comunitaria como base para abrir diálogo público, fortalecer confianza institucional y reparar vínculos sociales.

Complexité émotionnelle : sortir du message unique

Le deuxième mécanisme est la complexité émotionnelle.

La communication institutionnelle tend à rechercher la clarté. Et c’est une bonne chose. Mais les processus sociaux ne sont pas toujours clairs, ordonnés ou confortables. Une même situation peut susciter le deuil, la fierté, la honte, la peur, l’humour, la méfiance et l’espoir.

La culture permet à ces émotions de coexister sans les réduire d’emblée à un message unique, et c’est là qu’apparaît l’une de ses contributions les plus utiles. Elle peut tolérer l’ambiguïté sans paraître faible. Elle peut mettre en évidence des contradictions sans les résoudre artificiellement. Elle peut ouvrir un dialogue dont l’objectif initial n’est pas de convaincre, mais de mieux comprendre ce qui se passe.

En communication publique, cela revêt une grande importance. Lorsqu’une institution réduit une tension sociale à un message trop lisse, elle peut perdre en crédibilité. Les citoyens remarquent quand quelque chose a été simplifié pour s’inscrire à une campagne.

Une initiative culturelle bien conçue peut faire l’inverse : laisser de la place à ce qui ne tient pas dans une phrase parfaite.

Co-présence : partager l’espace avant de partager une position

Le troisième mécanisme est la coprésence. Le mot peut sembler technique, mais l’idée est simple : être au même endroit, autour d’une pratique partagée, avant de demander un accord.

Parfois, une communauté a besoin de partager une activité avant de partager une position.

Cela est très bien illustré par le cas de la Mostar Rock School, en Bosnie-Herzégovine. Mostar est une ville marquée par les divisions ethniques et le souvenir de la guerre. L’école a vu le jour en tant qu’espace d’éducation musicale pour les jeunes et a été évaluée par NIRAS avec le soutien de l’ambassade de Suède à Sarajevo.

Ce qui est intéressant dans ce cas, ce n’est pas que la musique « résolve » une division historique. Ce serait une lecture trop simpliste. Ce qui importe, c’est la manière dont une pratique culturelle crée un espace où des jeunes d’origines différentes peuvent jouer ensemble, s’écouter, former des groupes, répéter et nouer des relations qui n’auraient peut-être pas vu le jour dans d’autres contextes.

Selon l’évaluation publiée par NIRAS, près de 90 % des élèves interrogés ont déclaré que l’école les avait aidés à améliorer leurs compétences en matière de travail d’équipe, et 81 % ont indiqué qu’elle les avait aidés à être plus tolérants envers les autres. L’étude révèle également que 83 % des élèves ont noué des amitiés durables avec des camarades d’origines différentes.

Les données sont importantes, mais l’enseignement le plus intéressant réside dans la conception de l’espace. L’école ne se présente pas aux jeunes comme une initiative visant à les « réconcilier ». Elle leur offre un lieu pour faire de la musique.

Cette conception change la manière d’aborder le sujet. Au lieu de demander aux jeunes d’adopter un discours sur la réconciliation, elle leur propose une pratique commune où la confiance, le respect et le dialogue peuvent s’exprimer plus naturellement.

En bref : on ne leur demande pas de commencer par se réconcilier. On leur offre un espace pour faire quelque chose ensemble.

Concevoir des initiatives culturelles sans propagande

Une initiative culturelle peut ouvrir le dialogue. Elle peut aussi se transformer en propagande si elle est conçue d’en haut, avec une conclusion déjà arrêtée.

La différence réside dans la manière dont elle est conçue, qui y participe, et dans la marge de manœuvre qu’il y a pour que des questions dérangeantes puissent émerger.

Une institution peut organiser une exposition, un festival, une campagne culturelle ou un laboratoire citoyen et l’appeler « participation ». Mais si les questions sont déjà fermées, si les voix dérangeantes sont exclues ou si la culture sert à enrober une décision déjà prise, la communauté s’en rend vite compte.

Lorsque cela se produit, la culture cesse de réparer et se met à embellir une décision déjà prise.

Concevoir des initiatives culturelles sans propagande requiert des garanties.

La première consiste à commencer par écouter véritablement. Avant de décider du format, l’institution doit comprendre quelle fracture elle souhaite reconnaître, qui la vit, qui a été exclue du récit et quels langages existent déjà au sein de cette communauté.

La deuxième consiste à travailler avec des médiateurs culturels et communautaires. Tout ne peut pas venir du service de communication. Il y a des personnes qui connaissent les codes, les blessures, les plaisanteries, les silences et les tensions d’un territoire bien mieux que n’importe quelle réunion préparatoire institutionnelle.

Mediadores culturales y comunitarios como puente entre instituciones y ciudadanía para diseñar participación cultural con confianza y legitimidad.

La troisième consiste à veiller à qui parle et à qui anime. Une initiative culturelle peut échouer si elle invite les bonnes personnes à la fin, quand tout est déjà décidé. La participation commence dès la conception, et non lors de la photo de clôture.

La quatrième consiste à ne pas transformer la douleur en esthétique institutionnelle. Ce point est délicat. Certains projets transforment des expériences difficiles en visuels très attrayants, mais relèguent les communautés à un rôle presque décoratif. Si une initiative traite de la mémoire, des inégalités, de la violence ou de l’exclusion, elle a besoin de plus de délicatesse que de paillettes.

La cinquième consiste à laisser place à l’ambiguïté. Une pratique culturelle ne doit pas nécessairement aboutir à un message unique. Parfois, sa valeur réside dans le fait de permettre l’émergence de questions qui n’avaient auparavant pas leur place.

Le Comité économique et social européen a souligné le lien entre la participation culturelle et la participation civique, la cohésion sociale et la démocratie, et a insisté sur l’importance d’éviter les mesures imposées d’en haut. Cet avertissement est très utile : la culture peut renforcer les liens, mais elle perd de sa légitimité lorsqu’elle devient un instrument de validation institutionnelle.

Comment relier la culture à l’apprentissage institutionnel

Une initiative culturelle prend de la valeur lorsqu’elle ne s’achève pas avec l’extinction des lumières, le démontage de l’exposition ou la publication d’un résumé sur les réseaux sociaux.

Si elle a ouvert un débat important, l’institution a une responsabilité : tirer les enseignements de ce qui en est ressorti.

C’est l’un des aspects les plus stratégiques et les moins visibles. De nombreuses initiatives culturelles sont évaluées en fonction de la fréquentation, de la couverture médiatique, de la satisfaction ou de l’impact numérique. Tout cela peut être utile. Mais s’il s’agit de réparer l’espace commun, des questions plus profondes se posent.

Qu’avons-nous entendu que nous ne savions pas ?

Quelle tension est apparue avec la plus grande force ?

Quels publics ne se sont pas sentis interpellés ?

Quel langage institutionnel a créé une distance ?

Quels récits ont coexisté sans se rencontrer ?

Quelle décision faudrait-il modifier à la suite de cette initiative ?

C’est là que la culture rejoint l’apprentissage institutionnel. Cela cesse d’être un simple événement pour devenir un moyen de mieux comprendre la relation entre une institution et ses publics.

Le Conseil de l’Europe, à travers son Indicator Framework on Culture and Democracy, relie la participation culturelle à des dimensions telles que l’ouverture démocratique, la confiance dans la société, le bien-être et l’inclusion. Ce type de cadre aide à envisager la culture avec davantage de sérieux, comme une forme de participation, de relation et d’apprentissage collectifs au sein de la vie démocratique.

Pour une institution, cela soulève une question délicate mais nécessaire : voulons-nous que la culture confirme notre discours ou qu’elle nous aide à mieux écouter ?

La première option est plus confortable. La seconde est plus utile.

Questions à se poser avant de concevoir une initiative culturelle de réparation

Avant de lancer une initiative culturelle liée à la cohabitation, à la confiance ou au dialogue public, il convient de s’interroger sur certains points.

Quelle fracture voulons-nous reconnaître ?
Il n’est pas nécessaire de la nommer de manière dramatique, mais il faut le faire avec honnêteté. Si le problème est la méfiance, une mémoire blessée, la polarisation, la distance institutionnelle ou l’exclusion, la conception devrait partir de là.

Qui doit être présent dès le début ?
Il ne suffit pas d’inviter une communauté une fois que le projet est déjà ficelé. Les personnes concernées devraient pouvoir influencer l’approche, le langage, le format et le calendrier.

Que ne devons-nous pas instrumentaliser ?
Certaines expériences ne peuvent pas être transformées en matériel de campagne. Il y a des souvenirs, des souffrances ou des identités qui exigent le consentement, le contexte et la délicatesse.

Que peut dire la culture qu’un communiqué ne peut pas dire ?
Cette question aide à éviter les projets purement décoratifs. Si la réponse est « rien de différent », une initiative culturelle n’est peut-être pas nécessaire. Il faut une communication plus honnête.

Qu’apprendra l’institution par la suite ?
Sans apprentissage, le projet risque de rester un simple geste. La culture ouvre une porte, mais quelqu’un doit décider de ce qu’il faut faire de ce qui apparaît de l’autre côté.

Conclusion : la culture ne remplace pas la politique, mais elle peut ouvrir un espace

La culture ne remplace ni les politiques publiques, ni les ressources, ni les droits, ni les décisions difficiles. Elle ne répare pas non plus, à elle seule, une fracture sociale.

Mais elle peut faire quelque chose dont de nombreuses institutions ont un besoin urgent : ouvrir des espaces où la conversation redevient possible.

La méfiance, la polarisation et la lassitude du public ne se règlent pas par davantage de messages. Il faut parfois créer des expériences où les personnes peuvent se reconnaître, partager un espace et considérer une tension depuis une position moins défensive.

Ce travail exige de la délicatesse. Il exige aussi de renoncer à utiliser la culture comme vitrine.

La culture peut réparer l’espace commun lorsqu’elle cesse d’être utilisée pour masquer le conflit et commence à soutenir quelque chose de plus difficile : la reconnaissance, la complexité émotionnelle, la présence partagée et l’apprentissage institutionnel.

Si vous travaillez dans la communication publique, la participation ou des projets culturels avec des communautés, j’aimerais vous entendre sur LinkedIn : où voyez-vous aujourd’hui le plus grand risque : dans l’instrumentalisation de la culture, dans la conception sans écoute ou dans le fait de demander le dialogue trop tôt ?

Je vous lis.

Questions sur la culture, la réparation civique et le dialogue public

Que signifie utiliser la culture pour réparer l’espace commun ?

Cela signifie concevoir des pratiques culturelles qui aident à reconnaître les expériences, à ouvrir le dialogue et à reconstruire des conditions minimales de confiance. Il ne s’agit pas d’utiliser la culture comme une décoration institutionnelle, mais de créer des espaces où une communauté peut à nouveau se regarder, s’écouter et partager sa présence.

La culture peut-elle résoudre les conflits sociaux ?

La culture peut contribuer à ouvrir le dialogue, mais elle ne remplace pas les politiques publiques, les droits, les ressources ni les processus de médiation. Sa valeur réside dans la création de conditions qui permettent à une conversation difficile de s’engager ou de se maintenir plus efficacement.

Comment éviter qu’une initiative culturelle ne passe pour de la propagande ?

Tout commence par la conception. Une initiative culturelle nécessite une écoute préalable, une participation dès le début, des médiateurs de confiance, une liberté artistique et une attention particulière aux expériences représentées. Si l’institution a déjà rédigé sa conclusion avant même d’écouter, la culture devient une validation plutôt qu’une réparation.

Quel rôle joue la culture dans la confiance institutionnelle ?

La culture peut aider une institution à mieux écouter, à reconnaître les tensions et à créer des espaces relationnels moins défensifs. Pour que cela se produise, l’initiative doit générer un apprentissage institutionnel, et non seulement de la visibilité.

Qu’est-ce que la réparation civique ?

La réparation civique est le processus de reconstruction des conditions de coexistence, de reconnaissance et de dialogue dans l’espace commun. Elle n’implique pas d’effacer les conflits ni de fabriquer des consensus à la va-vite. Elle implique de créer des espaces où les personnes peuvent participer sans avoir le sentiment que leur expérience est exclue du récit public.

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